Monthly Archives: October 2012

Ambiance à Bali…

Dimanche 21 octobre 2012, nous atterrissons à l’aéroport de Denpasar sur l’île de Bali en Indonésie. A Cairns, lors de l’enregistrement des bagages, le steward a émis de sérieux doute : la durée de l’escale à Darwin nous laisse-t-elle suffisamment de temps pour descendre de l’avion, récupérer nos bagages, les faire enregistrer à nouveau et passer la douane? Réponse : OUI et largement! Si on avait su, on aurait été un peu plus détendu!

Bref, un peu avant que le soleil se couche, nous sortons de l’aéroport, après avoir acheté nos visas sur place sans problème. D’emblée, l’odeur des krétek (cigarettes aromatisées au clou de girofle) et de l’encens utilisé pour les offrandes nous entoure et nous rappelle avec plaisir la Malaisie.

Pour notre première nuit en Indonésie, nous nous offrons un hôtel “de luxe” avec un chauffeur qui vient nous chercher à la sortie de l’aéroport. Nous nous rendons compte que c’est le seul point positif de l’hôtel, mais nous apprécions car le dépaysement est saisissant, surtout après l’Australie! Nous sommes sollicités un million de fois pour tout: pour porter nos bagages, pour prendre un taxi, pour choisir un hôtel, pour acheter de l’eau…

Nous quittons Denpasar, sans grand intérêt, pour la ville de Kuta (Kuta Bali, il existe également un Kuta sur l’ile de Lombock). Bien qu’à seulement une dizaine de kilomètre de l’aéroport, nous mettons plus d’une heure pour rejoindre l’hôtel, ce qui vérifie la théorie du Routard sur Kuta et la théorie de l’encombrement maximum!

L’hôtel est en fait plutôt désert, et pas très propre vu son prix… Des mini-insectes sont présents dans les draps, nous changeons de chambre, puis d’hôtel dès le lendemain.

A deux pas, nous trouvons un hôtel de confort équivalent pour moitié moins cher. Juste le temps de poser nos affaires et nous profitons de la piscine, car même si il n’est que 9h30 du matin, il fait déjà chaud. (mais nous pensons bien à vous qui affronterez bientôt l’hiver en France :-))

Nous partons ensuite à la découverte de la (très très très) touristique ville de Kuta. Nous ne sommes pas très dépaysées car nous croisons beaucoup d’australiens, qui ne sont qu’à 3h de vol, c’est un peu leurs “Côte d’Azur”.

Tout en essayant de repérer au mieux où nous sommes (pas de nom de rue, et des ruelles dans tous les sens avec les mêmes boutiques) nous accomplissons notre première mission: trouver un sarong (paréo)! En soit, la tâche parait simple, il y a des millions de vendeurs alignés les uns à côtés des autres. Dans les faits, il faut négocier, ça d’accord, mais jusqu’à quel point? Nous nous faisons rembarrer parce que nous ne voulons pas payer 10 euros pour deux sarongs, ou alors les vendeuses font la grimace quand aucun motif ne nous plait. Bref, c’est moyennement agréable. Mais bon, on ne se démonte pas, et nous pensons avoir finalement fait nos achats à un prix “juste”. Evidemment en chemin on nous propose mille fois, massages, lunettes de soleil, boissons et autres…

Le lendemain, nous partons à la recherche (quasi désepérée) d’un lycra pour le surf, pour Pierre, qui plus est, à sa taille (!!). Pierre négocie une planche de surf pour deux heures, ce qui est amplement suffisant, vu le courant et la taille des vagues, c’est assez fatiguant!

Néanmoins, Kuta possède la plus belle plage de Bali parait-il, et est idéal pour les surfeurs débutants. On n’en doute pas vu le nombre de loueurs le long de la plage.

Après l’effort le réconfort, nous achetons des fruits sur la plage, après une longue négociation et après avoir refusé de nouveaux massages, tatouages, sarong, appui-tête, ice-cream.

Vous l’aurez compris, Kuta ne rime pas avec tranquillité! Mais le coucher de soleil en vaut la peine.

Nous évitons le “rituel” de l’hôtel que nous avons découvert la veille: avant que le soleil ne se couche, un homme armé d’un espèce appareil à la SOS fantôme diffuse de l’insecticide à haute dose devant tous les bungalows de l’hôtel, il n’y a pas que les moustiques qui toussent! Mais il faut reconnaître que c’est efficace, il y a très peu de moustiques.

Nous apprécions de retrouver les jus de fruits frais à moindre coût (0,80 centimes d’euros environ) et découvrons avec plaisir les plats typiques de l’Indonésie: nasi goreng (riz frit, royal avec un oeuf dessus) et les satay (brochettes de viande avec une sauce à la cacahuète.

Après trois nuits à Kuta, “il faut savoir quitter Kuta pour faire connaissance avec une autre Indonésie”, nous prenons donc des billets pour les îles Gili à Lombock.

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Semaine HelpX

Dimanche 14 octobre 2012, Aaron passe nous prendre à notre hôtel à Cairns. Avec sa famille, il nous accueil durant notre semaine de helpX (même principe que le woofing). Nous faisons connaissance dans la voiture avec ses deux enfants: Chloé, 14 ans, et Austin, 12 ans. Suzanne, dit Sue, est la mère de cette joyeuse tribu.

Ils habitent un peu en altitude (700m), à environ 1h30 de Cairns. En contrebas de leur maison passe une rivière dans laquelle ils s’approvisionnent pour toute l’eau de la maison, y compris celle qu’ils boivent! La rivière sert également de piscine.

Cette famille est très dynamique, en témoigne leurs nombreuses activités:

Ils possèdent une ferme d’une dizaine de vaches qu’ils élèvent pour la viande. Ils font tout sur place: culture et récolte du maïs pour les nourrir, élevage, abattage, découpage de la viande et conditionnement. Durant notre séjour, la famille achète une nouvelle ferme, dont le père me demandera de signer, en tant que témoin, le compromis de vente!

Le métier principal d’Aaron est dans l’électricité, il gère l’entretien des lignes.

Sue cultive des plantes, notamment des iris.

Par ailleurs, elle remplace parfois “l’auxiliaire de vie scolaire” auprès de deux petites filles déficientes dans l’école du village. La semaine dernière, cette personne s’est cassée le bras donc Sue passe trois jours par semaine à l’école en ce moment. Elle est donc bien occupée et pas souvent à la maison.

La famille possède également un bus scolaire. Il paye un chauffeur pour le conduire, mais les enfants de la famille n’en profite pas, car ce n’est pas le bon trajet.

Nous travaillons environ 4h par jour en échange du gite et du couvert. Nous logeons dans une chambre à l’extérieur de la maison, mais nous prenons tout nos repas et passons une grande partie du temps avec la famille.

Le “travail” est principalement du jardinage: ramasser les feuilles mortes, enlever les feuilles jaunies des iris, rempoter les plantes, planter des arbres, les arroser. Bref, rien de très compliqué!

Pierre fera même un peu de ciment en plus de conduire le tracteur. Son engin préféré reste la pelleteuse!

De mon côté: un peu de tâche domestique dans la maison. Après 4 mois d’abstinence, ce n’est pas désagréable 😉

Nous en profitons pour faire goûter la tarte tatin à notre famille d’accueil. J’improvise avec les moyens du bord: pas de balance ni de verre doseur, pas de pâte feuilleté, pas de beurre doux…mais le résultat n’est pas si mal! Je parviens même à écrire la recette en anglais!

Pour le plus grand plaisir de Pierre, la bière coule (presque) à flot, notamment grâce à un bricolage astucieux d’Aaron. Je goûte la bière au gingembre 🙂

Outre les animaux classiques comme “Fudg” le chien et “Monty” le chat de Chloé qui se chahute souvent, la famille possède beaucoup d’oiseaux.

Austin élève des cailles et des oies qu’il vend au marché (un grand sens de l’économie pour ses 11 ans!) Il possède aussi un pigeon qui le suit partout, et qui adore se poser sur ma tête, bien que ce ne soit pas réciproque.
Sue s’occupe de deux bébés perroquets, vraiment mignons:

Ils ont également un gros perroquets banc, pas toujours bien luné, mais aussi efficace qu’un chien de garde, et un plus petit perroquet qui répète ce qu’on lui dit!

La famille nous fait aussi découvrir les joies du ski nautique. Après un petit briefing par Sue, Pierre se débrouille bien dès la première tentative!

De mon côté, je me contente de tester la bouée avec les enfants, ce qui n’en est pas moins sportif! Il s’agit de deux grosses bouées sur lesquelles on peut aller à un ou deux, tirées à grande vitesse par le bateau: ça tourne (fort), ça se renverse (parfois), ça se percute (gentiment), ça accélère (souvent)

Le but étant de rester accrochés malgré la détermination inverse du capitaine:

Chloée et Austin sont des pros, Austin assure également le spectacle en kneeboard, qui comme son nom l’indique se pratique à genou sur une planche.

En Australie, les enfants finissent généralement tôt l’école (~ 15h), ce qui leurs laissent du temps pour pratiquer pas mal d’activité. Par exemple Austin pratique du judo et de la natation deux fois par semaine et joue du saxophone. Chloé fait aussi de la natation et de la danse.

La veille de notre départ, nous assistons au spectacle de l’école et applaudissons Chloé qui danse (au milieu derrière) et Austin au saxo pendant le concert.

Samedi 20 octobre, notre petite semaine de helpX se termine déjà! On serait bien resté plus longtemps avec cette famille (et je crois bien qu’eux aussi), mais nous décollons le lendemain pour Bali. Nous faisons nos adieux de bonne heure (6h30! d’où les petits yeux sur la première photo!) car Sue et Chloé partent vendre les fleurs au marché et Aaron emmène Austin à une compétition de judo!

Byebye à la famille WATKIN! “See ya” comme disent tous les australiens

Nous passons notre dernière journée d’Australie à Cairns, où nous essayons entre autre de mettre à jour le blog 😉 !

Encore quelques photos vue d’Australie vue du ciel, juste pour le plaisir des yeux…

A bientôt à Bali!

C’est reparti pour un tour de van

Nous voici reparti pour 10 jours en van. Nous allons en profiter pour visiter la région de Cairns et le Nord du Queensland, que nous ne connaissons pas encore.

Après quelques jours à Cairns, nous sommes en manque de plage et nous redescendons un peu vers le sud, jusqu’à Etty bay. C’est une petite plage assez peu fréquentée mais très sympa. La barrière de corail ne démarre qu’un peu plus au nord et ici la mer est bien agitée. Nous nous baignons et profitons des vagues pour faire du bodysurf.

Le lendemain il pleut sans discontinuer. Nous partons malgré tout nous balader auprès de Josephine fall. La cascade est très puissante en cette journée pluvieuse et la baignade habituellement possible (avec toboggans naturels) ne semble pas raisonnable aujourd’hui !

Le lendemain le beau temps est déjà revenu. Nous nous enfonçons dans les terres en direction de la région de Atherton Tablelands et de ses cascades. La route des cascades nous fait passer par Millaa Millaa fall, Zille fall et enfin Ellinja fall.

La région est très jolie et le paysage ressemble à une maquette :

Le lendemain, encore des cascades au programme ! Cette fois ci, il s’agit des plus larges d’Australie, les Millstream falls. Vraiment impressionnant.

Le jour suivant nous visitons les gorges de Mossman. C’est un site très touristique et très aménagé mais qui au fond, n’a rien d’exceptionnel. La route est barrée quelques kilomètres avant la rivière. Les visiteurs sont priés de laisser leur véhicule au parking et de poursuivre la route via une navette payante…Arrivée sur place, nous effectuons une petite promenade sur des passerelles dans la forêt, pas grand chose à voir. Le point positif, c’est la possibilité de se baigner dans la rivière Mossman. L’eau est fraîche mais très claire et on peut nager parmi des dizaines de poissons vraiment pas peureux!

L’après-midi nous remontons vers le nord et nous traversons la Daintree river en ferry, seul moyen d’accéder à Cape tribulation.

Cape tribulation est une région très sauvage, la rainforest arrive jusqu’à la plage. Il y a très peu de construction, seulement quelque boutiques et quelque hôtels parsemés dans la foret, le long de la cote. Nous nous posons pour la nuit dans une aire de camping du parc national normalement payante. Par chance, le système de réservation par internet et par téléphone sont en panne pour le moment et nous pouvons y passer la nuit gratuitement. On se croit vraiment sur une île déserte ici, avec ces avantages et ces inconvénients : Je trouve des noix de coco que j’arrive à ouvrir non sans mal.

Par contre, la nature à repris ses droits et nous rencontrons beaucoup d’animaux. Nous mangeons le soir lorsque soudain, un rat-kangourou vient nous déranger (et oui, ça existe!), nous finirons le repas à l’intérieur du van… Le lendemain nous observons un lézard énorme dorer au soleil à quelques mètres du van:

Nous croisons aussi quelques belles araignées, que nous n’approchons pas trop de près:

Nous occupons notre journée en se baladant entre la plage et la forêt vierge. Les plages sont magnifiques.

L’après-midi nous voulons faire un tour de bateau sur la rivière pour voir des crocodiles. Malheureusement, nous arrivons à 15h et le bateau partait à 14h. Par chance nous croisons un groupe qui se rend au bateau, qui n’est pas encore parti…étrange. Nous croiserons seulement deux beaux specimens qui semblent en pleine digestion.

Ce n’est que le lendemain, en arrivant à Cairns que nous comprenons que nous vivons avec une heure de décalage horaire depuis environ une semaine, sans même nous en être aperçu! En effet, nos téléphones et pc sont réglés sur l’heure de Sydney qui est passée à l’heure d’été il y a quelques jours, alors que la région où nous sommes ne subit pas ce changement d’heure.

Bonne nouvelle, nous avons trouvé du woofing pour notre dernière semaine en Australie. Nous sommes donc revenu à Cairns un peu plus tôt afin de partir en excursion sur la grande barrière de corail.

Nous partons pour une journée de snorkeling sur un gros catamaran motorisé. Ça secoue beaucoup pendant les 2h de navigation nécessaires pour rejoindre le reef, et sur les 40 passagers du bateau, seule Géraldine n’est pas malade grâce à ses bracelets magiques ! (des bracelets qui font pression sous le poignet, à un point précis d’acupuncture, je vous passe les détails, mais ça semble fonctionner!). Nous arrivons enfin sur la grande barrière. C’est impressionnant de voir que les coraux remontent à moins d’un mètre de la surface, alors qu’on est à plusieurs kilomètres des côtes.

Certains plongeurs débutants nous accompagnent, et je change d’avis au dernier moment pour troquer mon tuba contre des bouteilles d’oxygène! C’est parti pour un baptême de plongé. L’instructeur me donne des explications rapides et je me jette à l’eau. C’est vraiment une sensation génial de pouvoir respirer au fond de l’eau. De plus, l’instructeur qui ‘accompagne me laisse beaucoup d’autonomie.

Les fond marins sont impressionnants, on se croirait dans un aquarium.

L’instructeur nous montre un bénitier qui se referme aussitôt qu’il approche sa main. Je croyais que se genre de coquillage énorme n’existait que dans les dessins animés 😉

Je m’amuse pendant 5 min avec un petit Némo, qui monte la garde auprès de son anémone:

L’après midi, je craquerai pour une deuxième plongée proposé à moitié prix..C’est tout aussi merveilleux. Je crois que je suis conquis et peut être qu’il va être temps pour moi de passer les premiers niveaux, afin de pouvoir plonger tout seul. Géraldine elle, a également beaucoup apprécié sa journée en snorkeling.

De Mission Beach à Cairns

Dimanche 30 septembre 2012, nous commençons par prendre le petit déjeuner dans un cadre plutôt agréable.

Nous passons notre dernière journée avant de rendre le van à Mission Beach, une belle plage bordée de cocotiers. La végétation commence à changer du fait du climat tropical. La température augmente, et celle de l’eau aussi! Nous apprécions la baignade à Mission Beach, car dans le Nord de l’Australie, on ne peut pas se baigner partout à cause des crocodiles (de mer et d’eau douce)!

Nous rendons donc “notre” van après 28 jours et 4440 kilomètres. Comme promis, Pierre vous a concocté une petite vidéo. Attention aux effets spéciaux, Steven Spielberg n’a qu’à bien se tenir!

A cairns, nous prenons une chambre à l’Asylum (Asile) avant de partir à la découverte de Cairns. C’est une petite ville, plutôt agréable, avec son esplanade qui longe la mer jusqu’au lagon. En effet, Cairns ne dispose pas de plage, à cause des crocodiles, mais compense son handicap avec un grand lagon artificiel situé en plein centre-ville avec vue sur la mer.

Il n’y pas grand-chose d’autres à visiter en ville. Nous avons apprécié les didgeridoos et les peintures faites par les aborigènes vendues dans les galeries du centre ville. Dans la rue, nous croisons peu de personnes aborigènes, et la majorité semble vivre en marge de la société australienne. Des efforts semblent malgré tout réalisés, notamment dans les parcs nationaux, pour respecter les traditions, croyances et valeurs de la culture aborigène.

Nous profitons de la ville pour nous offrir des sushis, pour changer de la nourriture basique qu’offre la vie en van. Nous prenons place à bord du “Sushi Train”, où les plats défilent devant nous, il n’y a qu’à tendre la main pour se servir.

La ville de Cairns organise de nombreuses manifestations, dont des séances de sport gratuites en plein air, ce soir c’est “zumba”!

Mardi 2 octobre 2012, c’est le déluge à Cairns. Nous recevons un texto de désistement de notre famille HelpX (même principe que pour le woofing) qui devait nous accueillir le lendemain pour 10 jours. Nous tentons de trouver un autre lieu, mais à la dernière minute, c’est compliqué. Nous Changeons donc nos plans et décidons de relouer un van pour 10 jours.

C’est la haute saison en ce moment avec les vacances scolaires, les tarifs augmentent, les disponibilités diminuent. Nous réservons le dernier van, un peu plus cher et un peu moins bien, mais nous reprenons avec plaisir la route.

Croisière dans les Whitsundays et Magnetic island

Nous voici aux Whitsundays, un magnifique archipel de la côte est australienne. Jeudi 27 septembre, nous embarquons à Airlie beach sur le Camira, un ancien catamaran de course réaménagé pour transporter des touristes.

Nous partons juste pour la journée car la date pour rendre le van approche et nous sommes encore à plus de 600km de Cairns. Sur le bateau c’est le grand luxe : Boissons à volonté toute la journée, barbecue “all you can eat”…Nous nous allongeons dans les filets du catamaran pour profiter du soleil, un peu timide aujourd’hui.

Après avoir commencé la navigation au moteur, les voiles sont hissées et nous nous dirigeons vers Whithaven beach. C’est une plage de plusieurs kilomètres de long, d’un blanc intense, dont le sable est d’une pureté rare (plus de 98% de silice)

Nous débarquons sur la plage pour faire trempette. Nous profitons de la douceur du sable en jouant un peu au frisbee et au volley.

Nous continuons ensuite notre petit tour de l’archipel. Nous voyons quelques baleines au loin.

Un peu plus tard, nous jetons l’ancre pour faire une petite session de snorkeling (plongée sans bouteille : palme/masque/tuba). C’est l’occasion pour moi de tester pour la première fois mon appareil photo waterproof, shockproof, freezeproof!

Malheureusement, l’eau est assez trouble et la luminosité moyenne à cause des nuages. Les coraux sont magnifique et il y a pas mal de poissons colorés.

Nous rentrerons au coucher du soleil avec de belles couleurs (pour ceux qui aiment le rouge lol ) fatigués, salés, mais heureux de la journée passée!

En quittant Airlie beach le lendemain, nous passons par Coral beach, une plage entièrement constituée de débris de corail.

Malheureusement les panneaux nous dissuadent de nous baigner 😉

Nous prenons la route en direction de Townsville, la capitale du Queensland. La ville en elle même n’a que peu d’interêt touristique. Heureusement, un ferry nous permet de nous rendre à Magnetic island, une petite île au large de Townsville.

L’île est assez petite mais il y a quand même des routes, et même des bus que nous utilisons pour nous rendre dans le Nord. Nous passons la matinée à Horseshoe bay puis nous continuons notre visite de l’île à pied. Nous atteignons alors des criques plus sauvages qui sont très agréables.

Florence bay notamment offre un bon spot pour le snorkeling, et heureusement j’ai mon masque et mon tuba dans le sac à dos. J’observe une petite raie tachetée de bleue et une myriade d’autres poissons multicolores.

Malgré qu’on soit en bord de plage, l’eau est beaucoup plus claire que dans les Whitsundays, et je m’amuse comme un enfant à essayer de photographier les poissons. Géraldine, restée au sec surveille l’heure, et est obligé de venir me chercher dans l’eau pour ne pas rater le ferry du retour!

De Agnes Water à Mackay

Samedi 22 septembre 2012, je prends le volant du van pour la première fois du voyage. Heureusement que nous avons une boîte automatique! Et quelle idée d’inverser le “commodo” (mot scientifique selon Pierre pour parler de la manette de commande au volant), quelle idée d’inverser le commodo des essuies-glaces avec celui des clignotants! Mais nous arrivons sans encombre à Bundaberg. Nous boycottons la distillerie de rhum du même nom, la plus célèbre d’Australie. En effet à 25 dollars l’entrée par personne, on préfère acheter une bouteille de rhum (enfin vu notre budget ce sera une fiole!).

En nous arrêtant sur le parking du supermarché, Pierre découvre une araignée énooooooorme entre la vitre et le “déflecteur d’air” (le truc en plastique en haut de la vitre, décidément que de mots techniques dans cet article!). La paranoïa s’installe: aurai-je rouler fenêtre ouverte à quelques centimètres d’une araignée de la taille de la paume de ma main sans la voir? (Episode spécialement dédicacée à Lucette)
Ma psychose s’explique par une forte aversion pour ces bestioles et par le fait qu’il demeure en Australie quelques espèces d’araignées mortelles pour l’homme. Et comme je ne sais pas les identifier, je suis plus que vigilante (à tendance obsessionnelle).
Ces araignées sont aussi bien présentes en ville que dans le bush (bush = campagne australienne, pour ceux qui suivent épisodiquement nos pérégrination; rien à voir avec les ex-présidents père et fils des Etats-Unis 😉

Le temps des courses, Dame araignée s’en est allée comme une grande, OUF!

Je reprends la route pour Agnes Water. Il n’y a pas d’aires gratuites pour dormir, nous optons donc pour le parc national, à 6 dollars la nuit par personne. Nous partons aux aurores le lendemain matin pour tenter d’économiser notre contribution. Nous serons rattrapé quelques kilomètres plus loin par un ranger souriant “it’s 12 dollars for 2″…

Nous prenons un bon petit déjeuner, car nous avons leçon de surf ce matin, 3h de cours pour 17 dollars. Merci Benjamin M. pour le bon plan 😉

Le cours commence par une petite session théorique, à laquelle je n’ai (pratiquement) rien compris, anglais australien oblige, puis quelques exercices pratiques sur la plage pour s’entraîner à se mettre debout sur la planche. Sur le sable, ça parait possible!!

Nous nous jetons à l’eau, les vagues sont petites, ce qui est parfait pour commencer, en plus, l’eau est à 24°C!

Pierre se débrouille plutôt bien!

Même si au début ça donnait plutôt ça:

De mon côté, euh…, la photo parle d’elle même je pense:

Comme on dit, l’important c’est de participer! Et au moins je sais ce que signifie: “paddle, paddle”! (*rame, rame)

En tout cas nous passons vraiment un bon moment, les trois heures passent en un clin d’oeil.

Après avoir jouer les Brice de Nice, nous rejoignons Rockhampton. Nous visitons son petit zoo gratuit qui présente les principaux animaux du territoire australien: kangourous, koalas, crocodiles d’eau de mer et d’eau douce, dingos et un animal identifié comme un wombat, (sans doute un koala mutant):

Nous roulons jusqu’à Camilla Beach, une aire pour dormir tout près de la plage. (Je tiens à préciser pour la suite des évènements que Pierre est au volant). Qui dit plage dit sable, qui dit sable dit embourbage…
Mais Pierre, tel Mac Gyver, dispose les tapis de sol pour sortir de ce guêpier, tandis que je pousse avec mes petits bras courbaturés par le “paddle paddle”.

Le lendemain nous profitons du Blue Lagoon de Mackay, un “parc aquatique” gratuit, avant de poursuivre jusqu’à Airlie Beach

Fraser Island, la plus grande île de sable au monde

Après quelques jours en ville à Brisbane, nous sommes impatients de retrouver la plage. Notre première étape se fera à Caloundra, une petit station balnéaire sympa, assez fréquentée par les surfeurs. Nous trouvons un endroit pour passer la nuit, conseillé officieusement par une personne très aidante, de l’office du tourisme. Le lendemain nous nous relaxons un peu près de la plage principale de la ville, qui possède également une piscine d’eau de mer en libre accès :

Jeudi 20 septembre, nous continuons notre route et nous nous arrêtons à Noosa heads. Cette ville côtière possède un réseau très agréables de sentiers le long du littoral. Nous faisons donc une balade, qui nous mène de plages en plages, toutes plus belles les unes que les autres.

Arrivés à la pointe, nous avons la chance d’observer deux baleines. En cette saison elles font leurs migrations et remontent du sud vers le nord. Elles passent très près de la côte ce qui nous permet de les contempler quand elles remontent à la surface pour respirer.

Elles s’éloignent ensuite de la côte et font des sauts dans l’eau…Pas facile à photographier sans téléobjectif!

Nous nous rendons dans l’après midi à Rainbow beach, le point de départ pour Fraser Island. Fraser Island est une destination très prisée des touristes mais aussi des australiens. Il s’agit de la plus grande île de sable du monde, qui s’étend sur plus de 100km. Là-bas pas de route, le 4×4 est donc obligatoire. Si ce n’est pas un problème pour la majorité des australiens (qui roulent avec ce type de véhicule), pour nous ce ne sera pas possible et nous nous voyons contraints d’abandonner notre van pour l’occasion. Nous réservons une excursion pour la journée, un peu en hâte car les vacances scolaires commencent après-demain, et les prix (déjà élevés) grimpent en flèche.

Vendredi 21 septembre à 7h45, nous embarquons alors dans un bus 4×4.

N’étant pas trop fan du “tourisme de masse” ce mode de transport ne nous enchantait guère de prime abord. Finalement nous sommes très vite conquis par ce monstre de mécanique, qui procure autant de sensations qu’un vrai 4×4 et s’avére très efficace dans les passages difficiles (dans la journée, nous aiderons même un 4×4 “classique” à se désensabler grâce à notre puissant bus).

Après une rapide traversée en bac, nous débarquons sur l’île :

Nous remontons la 75 miles beach, une plage de 124km de long (comme son nom l’indique) qui fait office d’autoroute, et même de piste d’atterissage !

L’île, pourtant entièrement composée de sable, possède une végétation luxuriante, et également quelques lacs d’eau douce. Notre première halte se fera au Lake MacKenzie. Nous profiterons de cette endroit pour nous baigner car la baignade n’est pas possible dans l’océan à cause des requins.

Nous poursuivons par une balade dans la forêt tropicale, accompagnée d’explications sûrement très intéressantes mais malheureusement énoncées par le guide avec un anglais très…australien!

Après le repas nous nous rendons à l’épave du Maheno, un site très photogénique.

Puis nous faisons halte au “Colored sand”, des falaises de sable colorées.

Nous finissons la journée par Elie Creek, un ruisseau d’eau douce dans lequel nous nous prenons pour les aventuriers de l’arche perdue!

Sur le chemin du retour nous croisons des dingos. Ces animaux ressemblent à de gros chiens mais sont sauvages. Il est d’ailleurs recommandé aux gens d’y faire attention car ils peuvent devenir agressifs et essayent parfois de voler de la nourriture.

Sur le chemin du retour le chauffeur du bus devient pilote car nous sommes très en retard sur le planing, et slalome à plus de 100km/h sur le sable. Nous roulons parfois quasiment dans l’eau ce qui provoque de grandes gerbes d’eau et quelques montées d’adrénaline chez certains. Finalement, nous arrivons juste à temps pour embarquer dans le dernier ferry de la journée, et rentrer sur le continent!