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Amaaaaaaaazing Salar!

Le 7 août, nous partons d’Uyuni pour une expédition de trois jours à bord d’un 4×4 que nous partageons avec un couple de suisse-allemand, un chilien et une brésilienne. Une deuxième voiture fait la route avec nous: ce sont des français, dont certains de la région nantaise!

Les premiers kilomètres nous mènent jusqu’au cimetière de trains. C’est un ancien atelier de maintenance des locomotives qui servaient à transporter le minerai. Le lieu est reconverti aujourd’hui en attraction touristique.

Nous reprenons la route pour visiter un atelier artisanal de production de sel. Le sel est prélevé directement dans le sol du désert, il est séché, concassé, iodé et empaqueté pour être distribué dans toutes les cuisines boliviennes.

Nous entrons dans le vif du sujet et commençons à rouler dans le Salar, qui s’étend à perte de vue.

Nous nous arrêtons à une résurgence d’eau souterraine qui forme les yeux du Salar.

Après une pause pique-nique composée de quinoa et de viande de lama, Pierre sature sa carte mémoire de photos misent en scène avec plus ou moins de talent 😉 .

Au milieu de nul part, surgit comme un mirage, l’islas del pescado, dont la forme ressemble (avec un peu d’imagination) à un poisson. L’ïle est entièrement recouverte de cactus géants, dont certains ont plus de mille ans. On se croirait dans l’album de Tintin et l’Etoile Mystérieuse.

Tels Hansel et Gretel, mais en version salée, nous passons notre première nuit dans un hôtel de sel. Ça isole plutôt bien du froid, par contre l’histoire ne dit pas ce qui se passe lorsqu’il pleut…

La journée du lendemain commence avec un océan d’algues figées en plein désert.

Au milieu du désert nous devons traverser une voie ferrée. Avant l’arrivée de la radio, on prévoyait l’arrivée imminente du train de cette manière:

Nous sommes entourés de volcans, certains sont en semi-activité, émettant des fumerolles, que l’on peut observer à gauche.

Nous croisons peu d’animaux dans cette grande étendue désertique, si ce n’est quelques lamas, et un animal issu du croisement entre Paki et Hyppolyte (nos animaux de compagnie préférés): le viscaché (pas de rapport avec la vente de voiture!)

Nous continuons notre route en admirant plusieurs lagunes peuplées de flamands roses.

Nous faisons une halte auprès du légendaire arbre de pierre (et non pas de Pierre)!

Nous passons la deuxième nuit à 4300m d’altitude dans un hôtel beaucoup plus rudimentaire. (Note pour l’avenir, les briques en sel isolent mieux que la tôle.) Nous partageons notre chambre avec 4 personnes, ce qui permet de réchauffer un peu l’atmosphère polaire. Heureusement, la vue sur la lagune rouge en vaut la peine.

Notre dernière journée commence par un délicieux petit déjeuner, mais à 5h du mat! Nous partons admirer les geysers, dont les panaches de vapeurs atteignent pour certains plusieurs mètres de hauteurs et sont brûlants. Cela donne l’impression d’être sur une cocote minute géante.

La santé mentale de Pierre m’a quelque peu questionnée lorsqu’il a vêtu son maillot de bain, tandis que j’étais en train de perdre mes doigts de pieds malgré mes deux paires de chaussettes, pour se jeter dans une piscine naturelle d’eau chaude.

Nous traversons le désert Dali, dont les paysages semblent avoir inspiré l’artiste pour ses oeuvres.

Notre périple s’achève à la Laguna Verde, qui n’est pas très verte en ce moment, mais dont la surface est un miroir parfait!

Nous voici à notre dernière étape en Bolivie. Nous quittons le reste du groupe, qui rentre à Uyuni et nous passons directement la frontière du Chili. Nous mangeons nos dernières provisions de fruits, car les contrôles sont stricts à la frontière.

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Petite étape à Potosí

Avec ces 4070m d’altitude, Potosí est la plus haute ville du monde, de plus de 100 000 habitants. La richesse et le développement de la ville sont essentiellement dus aux mines d’argent, creusées dans le Cerro rico (le sommet surplombant la ville).

Nous visitons les quelques monuments de la ville, dont le couvent de Santa Teresa. Des religieuses s’y engageaient à vie et même plus, car elles étaient enterrées dans l’enceinte du couvent! Aucun contact avec le monde extérieur n’était autorisé. A l’heure actuelle, il demeure sept religieuses même si les règles de vies se sont un peu assouplies. Voici la cathédrale, qui borde la place du 10 novembre.

En fait, nous profitons surtout de l’ambiance festive qui règne dans la ville à l’approche du 6 août, jour de fête nationale en Bolivie.

Certains semblent avoir déjà trouvé leur vocation !

Un peu étrange la coiffe traditionnelle…

Le matin nous assistons au défilé des étudiants que vous pouvez voir sur la vidéo ci-dessous…Même si il reste quelques petites choses à mettre en place, tout est très militaire, très carré!

Le soir toutes les institutions défilent devant les officiels : Mineurs, paysans, médecins, et même les chauffeurs de taxi qui défilent au volant de leur véhicules…

27h de bus plus tard… enfin à Sucre !

Nous quittons La Paz vers 18h30, arrivée prévue à Sucre à 8h le lendemain matin.
13h de voyage – 700km – 8€… Sur le papier, ca semble plutôt correct. Ayant prévu nos sacs de couchage, nous sommes parfaitement installés dans le bus et nous ne tardons pas à nous endormir.

Ne me sentant plus bercé par le ronronnement du moteur et la rugosité des routes boliviennes, je me réveille au beau milieu de la nuit. Je m’aperçois alors que le bus est arrêté en plein milieu de nul-part, des gens marchent dans la pampa avec des frontales, et des lumières rouges brillent au loin. Hum, ça ne me dit rien qui vaille ça, peut être un trafic pas trop légal? Voyant les autres passagers boliviens plutôt sereins, j’essaye de savoir ce qui se passe… apparemment nous avons crevé, rien de bien méchant finalement !
Une demi-heure passe, rien ne bouge, et toujours ces gens qui marchent vers je ne sais où. Je descend alors du bus pour en avoir le coeur net, et là, surprise ! Nous ne sommes pas les seuls arrêtés. Des bus, des camions et des voitures sont à l’arrêt sur plusieurs kilomètres, encore un blocage routier qui nous joue des tours ! Comme personne ne sait à quelle heure la situation va se débloquer, nous retournons dans le bus finir notre nuit…

Au réveil la situation n’a pas évolué. Je pars donc faire une petit marche matinale histoire de me dégourdir les jambes. J’arrive à l’origine du blocage: il s’agit d’une revendication par rapport à la distribution de l’eau pour l’irrigation.

Je suis impressionné par l’attitude des boliviens qui prennent ça de manière assez positive…la vie s’organise sur le bord de la route, certains jouent de la guitare, d’autres discutent, d’autres encore se creusent un petit four en terre, dans lequel il feront cuire des patates et des bananes. De mon coté, je pars à la recherche de provisions pour pouvoir tenir pendant une durée indéterminée. Heureusement, un camion transportant sodas et gâteaux secs décide de vendre sa cargaison sur place.

Finalement, à midi, après 11h d’immobilisation, la situation se débloque et nous sommes repartis en direction de Sucre…mais la joie sera de courte durée ! Une demi heure après le bus s’arrête sur le bas coté. Là encore nos voisins boliviens diagnostiquent une crevaison, mais ca sera un peu plus compliqué que ça. D’après ce que j’ai pu observer, il s’agit plutôt d’une fuite dans le système de suspension pneumatique du bus. Pas très rassurant tout ça!

1h30 plus tard, notre “chauffeur-mécanicien” a visiblement réussi à résoudre le problème. Nous nous arrêterons tout de même encore une heure dans la première grande ville que nous traversons afin de passer au garage pour faire une réparation plus sérieuse. Finalement, nous arrivons à Sucre alors que le soleil est déjà couché, avec 14h de retard!

Le lendemain, encore un peu fatigué de notre périple, nous sommes ravi de découvrir une ville très agréable. Beaucoup plus petite que La Paz, peu de circulation, altitude moins élevée et de très beau bâtiments blancs à chaque coin de rue (aucun lien avec le nom de la ville).

Nous y découvrons également le très grand Marché central qui va devenir notre cantine pour les 3 jours à venir (très bon et pas cher).

Le deuxième jours, je vais visiter seul le couvent San Felipe de Neri car c’est au tour de Géraldine d’être un peu patraque (les changements de température incessants et l’altitude mettent le corps à rude épreuve ici). Le bâtiment est magnifique.

Il est particulièrement connu pour son toit-terrasse ondulé formé par les voûtes de la chapelle sous-jacente. Le toit est aussi un super point de vue sur toute la ville.

Nous tombons sous le charme de cette ville qui est à la fois relaxante et animée, et nous décidons de prolonger un peu notre séjour. De plus, nous logeons dans un hotel sympa (Le Pachamama), avec un petit jardin pour prendre le petit dej et des hamacs pour le farniente !

Coroico, la petite pause douceur de l’Altiplano

Samedi 28 juillet nous embarquons dans un bus pour Coroico (pas de lien avéré avec le chant du coq), petite ville à 3h de La Paz, décrite comme une aire paisible où il fait bon flâner. Coroico est à seulement 1700m d’alitude, ce qui lui confère un climat des plus agréables (nous avons pu faire tomber la polaire, enfin!)

Nous nous abstenons d’emprunter “la route de la Mort”, tristement célèbre. Une nouvelle route a été constuite depuis quelques années, l’ancienne ne serait empruntée plus que par des riders armés de VTT en quête d’adrénaline.

Nous arrivons sans encombre à Coroico, où nous trouvons un petit hôtel pour notre séjour. Pierre étant en convalescence de son angine, c’est farniente et lecture au programme!

Le lendemain, nous optons pour une petite rando aux trois cascades. La balade est agréable, même si le sentier est fermé et que nous devons partager la route poussérieuse avec les voitures, minibus et autres engins roulants.

La vue nous ravit, la faune et la flore aussi.

Les deux premières cascades ne présentent pas beaucoup d’intérêt du fait de leur faible débit d’eau en cette saison. Celà n’empêche pas deux jeunes garçons d’aller à la pêche aux petits poissons.

La troisième cascade se fait désirer, nous nous arrêtons en chemin pour pique-niquer au mirador, avec vue panoramique.

La dernière cascade est beaucoup plus impressionnante.

Les jeunes du coin n’hésitent pas à se jeter à l’eau, malgré la température assez fraîche, et une couleur assez douteuse.

Nous prendrons un bus pour le retour, une occasion inespérée, un véhicule tout confort, sorti de nul part, pour un prix symbolique!

Alors que la veille nous avions envisagé de randonnée jusqu’au sommet, c’est le déluge sur Coroico à notre réveil. Nous décidons donc de partir le matin même, en quête de nouvelles aventures et de soleil! Nous n’allons pas être déçus!

Notre chauffeur est un pilote: par endroit la pluie a rendu la route difficilement pratiquable, l’embrayage patine (et ça se sent!), mais la caravane passe! Il recueillera même un petit poulet transi de froid en cours de route.

Nous atteignons La Paz sous la neige!

En attendant de prendre un bus pour Sucre en soirée, nous en profitons pour visiter le musée d’art contemporain de La Paz.

La Paz: Déjà un mois de voyage!

Nous quittons Copacabana et le lac Titicaca pour nous rendre à La Paz, la capitale de la Bolivie. Le trajet en bus se déroule tranquillement jusqu’à l’arrivée à un détroit. Le bus embarque alors sur une grande barque et les passagers sur un bateau un peu moins rudimentaire.

En arrivant sur La Paz, nous traversons la banlieue qui surplombe tous les alentours de la ville, puis nous descendons dans le fond de la cuvette qui constitue le centre ville et les quartiers riches. (Et oui, c’est le monde à l’envers ici, les bas quartiers sont en haut !)

La Paz est la plus grande ville de Bolivie avec plus de 2 millions d’habitants. C’est aussi la capitale la plus haute du monde puisqu’elle s’étage de 3200m à 4000m. Autant vous dire que les balades n’y sont pas de tout repos, entre le dénivelé, la circulation, la pollution, la densité de population…

De plus, je fête notre premier mois de voyage avec une bonne angine…Et oui, c’est ça de rester regarder les couchers de soleil à 4000m d’altitude ! Heureusement, les antibiotiques sont en libre service ici donc je ne mettrai pas trop longtemps à me rétablir.

Nous effectuons donc la visite de la capitale à un rythme tranquille, en commencant par le marché aux sorcières. On peut y trouver toutes sortes d’ingrédients magiques, comme des foetus de lama et autre poudre de perlinpinpin.

A défaut d’être en bon état, les bus sont vraiment jolis ici.

Nous faisons un tour au musée des instruments de musique, où nous pouvons admirer et même tester des instruments de musique en tout genre. Comme par exemple cette guitare à 5 manches…si Shiva descend un jour sur terre, ça fera peut être un client potentiel 😉

Nous nous posons quelques instants sur les escaliers de la Plaza Murillo, la plus belle place de la ville. Elle est envahie de pigeons (je parle du volatile !) comme quoi c’est vraiment universel comme animal.

Pour ma part, je visite le musée de la coca, mais Géraldine préfère aller faire du shopping. C’est un petit musée en taille mais il contient énormement d’informations sur cette plante quasiment sacrée en Bolivie. On y découvre les vertus de la feuille de coca machée (coupe faim, meilleure resistance à l’altitude et au travail) mais également des alcaloïdes, qu’elle contient, utilisés jadis par les incas comme anesthésiants et aujourd’hui comme base de préparation de la cocaïne. Je suis étonné d’apprendre que Coca-cola achète encore des centaines de tonnes de feuilles de coca à la Bolivie pour la préparation de sa boisson gazeuse bien connue.

Finalement, La Paz est une très grande ville pas très agréable à vivre. Après avoir fait le plein de souvenir bon marché (bonnet, hamac, châle en alpaga…) nous partirons vers Coroico, non content de retrouver un peu de verdure.

Nos premiers pas en Bolivie…Copacabana et l’Isla Del Sol

Vendredi 20 juillet, nous montons à bord d’un bus pour quitter le Pérou et rejoindre Copacabana, petite ville en Bolivie, toujours au bord du lac Titicaca. La traversée de la frontière ne pose pas de problème, nous avons la chance d’arriver dans les premiers, ce qui nous permet d’obtenir les autorisations nécessaires sans trop d’attente.

Copacabana est une petite ville portuaire, point de départ notamment pour l’Isla Del Sol. Notre hôtel se situe derrière l’immense cathédrale, ce qui nous permet de profiter de la messe dès 6h du matin, rediffusée par haut-parleurs.

Devant la cathédrale, les voitures font la queue pour être baptisées: accessoires colorés, champagne et eau bénite!

Nous retrouvons un couple de français, Anne et Fabien, dont nous avions fait connaissance lors de la visite des iles Uros, Amantani et Taquile quelques jours auparavant.

Nous décidons de partir ensemble à la découverte de l’Isla Del Sol, l’île du soleil. Plutôt que d’emprunter un bateau collectif depuis Copacabana pour rejoindre l’île, nous optons pour une randonnée jusqu’au détroit de Yampupata. Nous négocions le prix du taxi pour éviter la première partie la moins intéressante. Nous croiserons peu de touristes en chemin, et profiterons de paysages magnifiques.

Nous embarquons sur un bateau qui nous conduit au centre de l’Isla Del Sol, puis nous marchons en longeant la côte jusqu’à la partie nord de l’île où nous passerons la nuit. La vue est splendide.

Nous prenons encore un peu de hauteur pour nous régaler avec le coucher du soleil. Le lac et les hauts sommets enneigés de la cordillière des Andes prennent alors des tons rosés et orangés.

Le soir, Pierre et Fabien, bravent le froid pour aller observer les étoiles. Profitant des conseils et du matériel de Fabien, Pierre parvient à photographier la voie lactée avec un résultat plutôt conculant.

Le lendemain matin, nous empruntons la route des crêtes pour rejoindre le Sud de l’île où nous passerons notre deuxième nuit.

Nous sommes moins vaillants que la veille. Randonner pendant plusieurs heures à 4000 m d’altitude n’est pas si aisé! Nous nous accordons une petite sieste après avoir pique-niquer sur le flanc de la montagne.

Nos deux lieux d’hébergements sont plutôt confortables , bien que très sommaires. Il n’y a pas l’eau courante sur l’île, l’eau est apportée par bidons à dos de mulets. La douche est donc très rapide, voir inexsistante.

Plusieurs parties de jeu de cartes nous font patienter jusqu’à un nouveau coucher de soleil devant lequel nous prenons la pause.

Avant de reprendre le bateau pour Copacabana nous prenons notre petit déjeuner au soleil, avec vue sur le lac et les montagnes enneigées.

Après 1h30 de traversée, nous rejoignons Copacabana. Nous quittons Anne et Fabien qui poursuivent leur voyage vers le désert de sel, bonne route à eux… Peut être les recroiserons nous en chemin… ou tout du moins sur la toile!