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Bonne année 2556

Les deux semaines passées à l’orphelinat étant assez éprouvantes tant moralement que physiquement, nous décidons de poser nos valises à Chiang Mai, histoire de recharger les batteries. Notre plan initial était de visiter tout le Nord de la Thaïlande, malheureusement, notre visa expire dans une semaine et nous n’avons pas trop envie de nous mettre la pression pour tout visiter au pas de course. Pour profiter tranquillement de nos derniers jours dans le pays du sourire, nous restons donc à Chiang Mai, une ville de taille moyenne située dans le Nord de la Thaïlande.

Comme beaucoup de ville thaïlandaise, Chang Mai possède un nombre incalculable de temples !

Malheureusement pour nos amis les bêtes, elle ne sont pas admises à l’intérieur des temples, et encore moins pour ces deux chiens car la religion bouddhisme impose de se déchausser avant de pénétrer dans un temple.

Sur les conseils de Gilles que nous avons rencontré à Mae Sot, nous logeons au Julie guesthouse, et nous en sommes ravis. C’est un hôtel pas très cher avec une terrasse vraiment agréable, qui pousse à la farniente.

En fin d’aprèm, nous nous rendons au Sunday Night market. Les échoppes ont envahi les rues et les flâneurs aussi, à tel point qu’il est difficile de mettre un pied devant l’autre…Géraldine se trouve une belle petite paire de tongs à 1,50€ ainsi que des boucles d’oreille. A 18h, nous entendons une annonce dans les hauts-parleurs et tout le monde s’arrête de bouger. Les gens se lèvent et l’hymne national retentit. Quel contraste avec la cohue qui régnait quelques secondes auparavant! Dès que l’hymne se termine la vie reprend son cours comme si de rien n’était. Il faut savoir que les thaïlandais sont assez “patriotes”. Ils vouent un culte presque religieux à leur roi. Par exemple, il est très mal vu de poser le pied sur un billet au sol qui risque de s’envoler, car cela implique d’écraser le visage du roi imprimé sur les billets.

Pour le repas, nous grignotons plein de petites choses trouvées ça et là dans les stands du marché, à la mode thaïlandaise.

Ici, la police est chargée non seulement de la sécurité, mais aussi de l’animation 😉

Le lendemain est un grand jour, puisque nous somme le 31 décembre 2012, ou plutôt le 31 décembre 2555 dans le calendrier thaïlandais ( et oui, le petit Jésus des bouddhistes est né 543 ans avant le notre!)

Pour le réveillon, nous nous offrons un petit plaisir, après 2 mois de nourriture asiatique, nous mangeons dans une pizzeria tenue par une italienne. Nous nous régalons avec une pizza énooormisime et quelques verres de vin.

Je précise que les deux bouteilles de vins à gauche sont juste là pour la déco…

Nous attendons ensuite le compte à rebours dans un petit bar (et c’est un euphémisme).

Le nouvel an est célébré par tous les thaïlandais, et les rues sont bondées, à l’image de ce qui se passe dans les grandes villes françaises. Un festival est organisé pour l’occasion.

Mais l’attraction favorite est le lâcher de lanternes enflammées. Les centaines de lampions lancés, illuminent le ciel comme des étoiles.

Nous aussi nous lançons notre lampion. Traditionnellement, cela permet d’évacuer toute les mauvaises choses de l’année qui se termine, afin de commencer 2013 sur des bases saines.

Certains lampions terminent leur course en s’enflammant dans les arbres ou en se coinçant dans les lignes électriques…pas sûr que ceux-çi portent bonheur!

A minuit, les lanternes se mélangent aux feux d’artifice tirés de manières anarchiques, d’un peu partout dans la rue, et nous passons la nouvelle année avec 6h d’avance sur la France.

Pour bien commencer l’année, le 1er janvier 2013, je me fais un petit temple en solo, puisque Géraldine a atteint son degré de saturation de visite de temple. J’avoue que je n’en suis pas loin non plus, mais celui là est particulièrement majestueux.

Il possède même un “ascenseur à eau sacrée”. C’est un système de câble et de poulies qui permet de hisser une petite fiole jusqu’en haut du temple et de la déverser sur le Bouddha.

Petit instant culturel maintenant, pour ceux qui ne connaissent pas le drapeau thaïlandais, voila à quoi il ressemble:

Ici la tradition est de libérer des oiseaux. Aux dires des vendeurs de moineaux, cela porte chance.

Le jour suivant, nous ne nous contentons plus de visiter les temples bouddhistes, nous décidons d’en savoir plus sur cette religion que nous connaissons assez peu. Certains temples de Chiang Mai organisent des sessions de “Monk chat” (à traduire par “discussion avec les moines”) suivies de cours de méditation. Nous prenons notre curiosité à deux mains et nous nous rendons au temple Sisuphan afin de rencontrer les moines.

Nous apprenons en premier lieu que le bouddhisme n’est pas une religion ! C’est une philosophie de vie. Il n’y a donc pas de dieu qui dicte ce qui est bon ou mauvais. C’est à chaque homme de se prendre en main et d’apprendre à distinguer le bien du mal. Il n’est pas question non plus de se faire pardonner des pêchers en faisant quelques prières au Dieu tout puissant, chacun doit assumer ses actes…Si quelques heures de discussion ne sont pas suffisantes pour comprendre tous les rouages du bouddhisme, la limpidité des explications et l’ouverture d’esprit dont les moines font preuve nous donnent vraiment envie d’en savoir d’avantage. Nous assistons ensuite au cours de méditation qui nous convaincs un peu moins. En effet, la méditation demande de l’entrainement, et il n’est pas facile pour nous, débutant, de rester 10 minutes les yeux fermés, en ne pensant a rien (faites l’expérience, vous verrez, c’est long!)

Pour achever notre visite de Chiang Mai, nous louons un scooter pendant une journée, afin de nous rendre au sommet d’une montagne en haut de laquelle on peut visiter…devinez quoi…un temple !

Après avoir gravis les 306 marches nous atteignons l’édifice très richement décoré.

Au vue du nombre de thaïlandais qui y font pèlerinage, il est clair que ce lieu possède une importance non négligeable pour la croyance bouddhiste.

Et quand on voit le nombre de troncs permettant de collecter les offrandes pour telle ou telle cause, je crois que le lieu a aussi son importance d’un point de vue financier…

Malheureusement, la situation géographique du temple (au sommet du Doi Suthep) n’est pas vraiment mise en valeur car il est dissimulé dans la foret. On ne le voit donc pas depuis le bas de la montagne, et de la même manière, une fois dans le temple, on ne peut pas profiter du panorama sur la vallée.

Nous continuons alors la route dans la montagne, ce qui nous permet d’atteindre un panorama très agréable au soleil couchant.

Voila, notre séjour en Thaïlande touche à sa fin et on peut dire que le pays du sourire a tenu ses promesses.

Nous souhaitons une BONNE ANNEE 2013 à tous les lecteurs du blog.

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Et nous voici…en Birmanie!

En arrivant par avion en Thaïlande, nous avons obtenu une autorisation gratuite de 30 jours pour séjourner dans le pays. La date limite approche, mais il existe une ruse pour prolonger son séjour en Thaïlande, la technique dite du” visa-run”. Elle consiste à sortir de la Thaïlande pour se rendre dans un pays limitrophe, pour ensuite re-rentrer en Thaïlande et obtenir une nouvelle autorisation de séjour (de 15 jours seulement quand on arrive par la voie terrestre).

Depuis Mae sot, la frontière birmane n’est qu’a un pas: Il suffit de traverser le pont de l’amitié à pied.

Certains birmans traversent de manière un peu moins officiel, par bateau, pour aller travailler en Thaïlande, mais cette pratique est plus ou moins tolérée par la police de Mae Sot.

En ce qui nous concerne, nous préférons le passage officiel et nous nous rendons au poste frontière de Myawadi, ou nous devons nous acquitter de 500 Bahts chacun pour un visa d’une journée sur le sol birman.

Pour être certain que nous ne restons pas plus d’une journée, les douaniers gardent nos passeports en caution. Visiblement, la ville n’est pas prisée des touristes car même en arrivant à 11h à la frontière nous sommes les deux premiers étrangers à entrer dans Myawadi.

Le niveau de vie nous semble beaucoup plus bas qu’en Thaïlande: peu de rues sont goudronnées et les gens vivent dans des maisons faites de bois et de tôles. Nous nous baladons dans un marché.

On y trouve plein de produits bizarres dont des noix de bétel. Les birmans les mâchent dans une préparation avec de la chaux et des feuilles, ce qui leur procure un effet stimulant et coupe faim (et aussi une salive rouge!)

A Myawadi, beaucoup de gens appartiennent à l’ethnie des Karen, un peuple qui vit dans les montagnes, en Birmanie et en Thaïlande. Les peuples ethniques ont beaucoup soufferts des persécutions de la part du régime dictatorial birman. Heureusement, la Thaïlande a une certaine tolérance dans l’ouverture de ses frontière aux réfugiés birmans. Les femme Karen sont facilement reconnaissable car elle porte le thanaka, une poudre d’origine végétale qu’elle s’applique sur le visage.

Nous visitons un temple bouddhiste qui ne diffère pas beaucoup de ceux qu’on a pu voir en Thaïlande, si ce n’est qu’il est un peu moins ostentatoire.

La circulation est tout aussi chaotique qu’en Thaïlande, à une différence près : ici on roule à droite avec des voitures qui ont le volant à droite ! Original…

Une autre chose nous surprend, ce sont les écritures birmanes. La aussi c’est original, chaque mot est une vrai oeuvre d’art.

Je ne sais pas dans quel sens ça se lit, mais ça semble venir tout droit d’une autre planète !

Après quelques heures dans la ville, nous récupérons nos passeports et retraversons le pont de l’amitié. De retour sur le sol Thaïlandais nous obtenons gratuitement notre autorisation de séjour de 15 jours. Nous faisons un tour par le border market qui propose pas mal de produits birmans.

Sur les rives de la rivière-frontière on peut apercevoir beaucoup d’habitations précaires dans lesquelles vivent des réfugiés birmans.

Nous rentrons à l’orphelinat en fin d’après-midi pour retrouver nos petits Karens préférés !

Il était une fois les sourires des enfants

A notre arrivée à l’orphelinat, nous sommes accueillis par Sabine. C’est une femme d’origine allemande qui s’occupe des enfants depuis maintenant dix ans. Elle travaillait comme médecin et psychologue en Allemagne quand elle a choisi de tout quitter et de venir s’installer en Thaïlande. Elle est mariée avec un homme birman, ils ont deux enfants: Elisabeth, dite “Lili Wah” (wah signifie “blanche”) 10 ans, et Sébastien dit “Boubou” 8 ans. J’ai oublié de préciser que Sabine parle français!

Sabine accueille sept enfants birmans âgés de 4 à 10 ans, orphelins ou abandonnés par leurs parents. Ils sont tous arrivés lorsqu’ils étaient bébés et resteront jusqu’à leur majorité ou plus avec elle. Sabine les considère comme ses propres enfants, elle leur a donné des prénoms “européens” qui existent aussi dans leur culture ethnique (les Karens). Ca tombe bien pour nous, car les prénoms thai ou birmans sont bien difficile à mémoriser!

Ces enfants ne peuvent pas être officiellement adoptés car ils n’ont pas de papiers. A l’âge de 16 ans, si la loi reste la même, ils pourront prétendre à la nationalité thaïlandaise, car malheureusement, à l’heure actuelle, il n’y a pas beaucoup d’avenir possible en Birmanie pour eux.

Le jour de notre arrivée Sabine a accueilli deux nouveaux enfants qui resteront avec elle jusqu’à ce que leur mère accouche. Poutou, le petit garçon en jouant avec des bougies aurait mis le feu à sa maison qui serait complètement détruite. La mère, accompagnée d’un de ses frères vient rendre régulièrement visite aux enfants, et apporter des habits et de la nourriture.

Le lendemain, Sabine accueille une femme birmane et son bébé.

Sabine prend en charge quatre personnes en plus, ça peut sembler dérisoire, mais l’orphelinat ne perçoit aucune aide de l’Etat pour perdurer, l’argent est donc une préoccupation de tous les jours.
L’argent reçu provient de dons privés (le plus souvent d’anciens volontaires), de des comptes personnels de Sabine, et de la participation des volontaires. En effet dans les pays en voie de développement, les volontaires participent aux frais de nourriture et de logement (ici, c’est 5euros/jour/pers).

Sabine cuisine des quiches qu’elle vend lors des soirées cinéma en ville. Elle fabrique et vend également du savon bio. Mais les revenus restent limités pour subvenir aux besoins de cette grande famille.

La maison est modeste, elle est construite sous un abri en tôle. Les murs sont en terre et s’arrêtent bien avant d’atteindre le toit.

Les conditions de vies sont très rudimentaires: toilette turque avec chasse d’eau manuelle (comprendre “au seau d’eau”), douche à l’eau froide (en fait, un tuyau d’arrosage qu’on branche au robinet), mais comme il fait souvent chaud, ça ne pose pas trop de problèmes.

La maison est typiquement birmane, c’est à dire sans meuble, table ou lit, les enfants dorment sur des nattes posées au sol et mangent assis par terre.

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Notre chambre basique apparait alors comme bien confortable. Sabine prend soin des volontaires en aménageant à “l’occidental” leur lieu de vie avec tables, chaises, sans oublier l’indispensable hamac local!

Nous partageons notre chambre avec des grenouilles en hibernation dans le tiroir d’une ancienne machine à coudre:

Nous sommes vraiment impressionnés par l’autonomie des enfants qui exécutent seuls toutes les tâches du quotidien: service des repas, douche, habillage…les plus grands aidant les plus petits. Ils jouent de longues heures sans surveillance active et sans (gros) conflits.

Mais comment s’organise une journée à l’orphelinat?

La journée commence tôt, les premiers enfants se réveillent au lever du soleil, et nous aussi pas la même occasion! De toute façon, les coqs de la basse-cour ont déjà chanté tout ce qu’ils pouvaient. Les enfants viennent se servir eux même leurs petits déjeuners dans la cuisine. Les canards ne sont jamais loin, au cas où un morceau tombe:

Pour le petit déjeuner, Sabine nous fait goûter tout un tas de douceurs birmanes. Notre douceur préférée est un beignet surmonté d’une fine couche de caramel! (désolée, pas le temps de les prendre en photo qu’ils sont déjà mangé!)

C’est souvent Benter qui prépare le thé. Vu qu’elle ne va pas à l’école, elle aide souvent en cuisine à la préparation des repas. Elle prépare très bien le thé birman: un thé noir assez fort mélangé a (beaucoup) de lait concentré. Elle nous concoctera aussi un délicieux thé au gigembre, efficace quand on est un peu malade.

Les enfants partent à l’école vers 7h30 et reviennent vers 16h. Ils emmènent leurs currys (nom donné à tous les plats accompagnant le riz), le riz blanc étant fourni par l’école.

Pendant les vacances ou le week-end, le repas de midi se prend entre 11 et 13h. Nous goûterons un grand choix de curry et de plats d’origines birmanes, pour le plus grand plaisir de nos papilles. Dans la culture birmane, les enfants ne mangent pas avec les adultes, et il est malvenu qu’ils dérangent les adultes pendant le repas.

Après le repas, c’est temps calme (sieste pour les plus petits et les plus grands comme moi 😉 ). Dehors le soleil tape fort!

Dès 16h on profite de la “fraicheur” avant la nuit qui tombe à 18h, pour jouer ou aller se balader au pont près de la rivière, un endroit très apprécié par les enfants, et lieu de rencontre des ados du coin, qui ne se font pas prier pour sauter du pont.

Les enfants prennent leurs douches avant que la nuit tombe. Après le repas du soir, chacun vaque à ses occupations, les enfants sont encore une fois très autonomes, les grands couchant les petits.

Les enfants sont en vacances pour la fin de l’année. Les dates diffèrent selon les écoles.

Les plus grand sont en vacances le mardi 18 décembre, après une journée “olympiades” à laquelle nous les avons accompagnés.

L’ambiance est particulière: très solennelle lors de la montée (et de la descente) du drapeau thaïlandais avec diffusion de l’hymne national, rituel que les enfants exécutent chaque jour.

Puis les enfants rejoignent leurs places respectives en rang serré:

L’ambiance se détend nettement (peut être un peu trop) lorsque l’épreuve de danse commence. Les filles portent des habits plus ou moins traditionnel, sont maquillées et dansent. Pour être honnête c’est un peu trop suggestif à mon goût.

Nous écarquillons encore un peu plus les yeux quand les profs se déhanchent avec leurs élèves façon boite de nuit à Bangkok sur le tube du moment “gangnam style” qu’on entend partout.
Je me demande un instant ce que les parents penseraient du spectacle. Nous sommes d’ailleurs les seuls “parents” qui ont fait le déplacement, on se demande si nous étions vraiment conviés…

Heureusement pour nous, les épreuves sportives reprennent rapidement le dessus, et “nos” enfants se débrouillent plutôt bien.

Charlotte arrive première au relais:

Nous restons jusqu’à midi avec les enfants qui semblent apprécier notre présence vu qu’ils ne nous quittent pas d’une semelle. A la fin de la journée, c’est les vacances pour les plus grands!

En revanche les plus petits devront attendre samedi, après le traditionnel spectacle de fin d’année, que nous n’aurions manqué sous aucun prétexte! Nous nous y rendons avec tous les enfants même si ce n’est pas leur école.

L’ambiance est totalement différente, la salle de classe, bien décorée, est bondée de parents et d’enfants qui restent sagement assis. Déjà lors des olympiades, la discipline et le silence des élèves nous avaient étonnés.

Un professeur qui a remarqué notre présence nous traduit en anglais les différents discours. Nous assistons à des chants et des danses sympathiques, ainsi qu’à une libre interprétation de l’histoire de Jésus.

Pour clôturer la matinée, un professeur prend sa guitare et chante avec tous les enfants.

Un grand repas est distribué aux enfants et aux invités à l’issue du spectacle. Parmi les plats, nous reconnaissons le “mohinga” plat typiquement birmans, signe d’une certaine intégration et reconnaissance de la culture birmane dans cette école.

Ça y est, c’est les vacances pour tout le monde, ce qui laisse beaucoup de temps pour être ensemble. Nous préparons notamment la fête de Noel, en décorant avec les moyens du bord. Avec Sabine, nous cuisinons beaucoup de petits gâteaux et de chocolats que nous offrirons aux enfants le jour J.

Nous sommes ravis de l’arrivée de deux nouveaux volontaires, Mégane pour une journée, et Gilles pour trois jours. Nous apprécions de pouvoir échanger nos impressions sur cette expérience et ne manquons pas de refaire le monde jusqu’à tard dans la nuit!

Bref, revenons en à nos moutons de Noël: le sujet délicat des cadeaux. Par tradition en France, nous offrons des jouets aux enfants, mais à l’orphelinat, les jouets ne sont pas vraiment la priorité. D’autant plus que ceux que nous pouvons acheter sur place sont d’une très mauvaise qualité. Les enfants ont besoin d’habits et de chaussures, qu’il perdent très régulièrement (a peu près toutes les semaines!!) Du coup, ils marchent le plus souvent pied nus.

Après réflexion avec Sabine, nous optons pour des vélos : réparations de ceux défaillants et achats de deux nouveaux bolides d’occasion. Les vélos nous semblent être un bon choix, d’une part parce que c’est quand même ludique, et d’autre part parce que c’est utile! Il n’y a pas à proprement parlé de ramassage scolaire même si il existe des “school-car”, le vélo est donc indispensable pour aller à l’école.

Nous offrons nos bicyclettes le soir du réveillon de Noël, les enfants sont ravis, car ils ont chacun un vélo maintenant. Nous distribuons aussi les livres en anglais que nous avions eu tant de mal à trouver.

Micky un autre volontaire qui réside en Thaïlande depuis un an et qui vient régulièrement rendre visite aux enfants a choisi d’acheter des jeux. Même si ce n’est pas le plus urgent, même si nous passerons les jours suivants à ramasser les jouets éparpillés et cassés tout autour de la maison, les sourires et les regards des enfants en découvrant les paquets cadeaux et leurs contenus est vraiment un moment magique:

Si pour le réveillon de Noel, nous avons mangé typiquement birman, le jour de Noël, c’est cuisine occidentale: canard à l’orange et spätzle (pâtes alsaciennes et allemandes), un délice! Le tout arrosé d’un vin thaïlandais qui n’a rien de comparable au vin français, mais qui fait tout de même plaisir. C’est sous un joli coucher de soleil et à côté de notre arbre de Noël (cherchez bien sur la photo et vous verrez des guirlandes!) que nous dégustons notre canard de Noël.

Ce que je ne vous ai pas raconté, c’est que nous avons failli ne jamais manger de canard: deux jours avant Noël, le canard que nous étions sensés déguster, et qui était gardé par le voisin, a été volé.
Heureusement (sauf pour le dit-canard), la basse-cour de Sabine est bien fournie, et nous lui trouvons un remplaçant. Sabine nous racontera qu’il y a quelques années c’est un troupeau entier de vache qui a été volé! Pour éviter de nouveau vol, nous ajoutons dès lors à nos missions quotidienne celle de faire rentrer les canards à la tombée de la nuit, ce qui n’est pas une mince affaire!

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas: entre un brin de nettoyage, les lessives et le quotidien, Nicolas trouve l’occasion de tomber dans la mare au canards avec son vélo! J’ai juste le temps de sortir de la douche pour l’apercevoir: plus de peur que de mal, mais c’est douche pour tout le monde lui, moi, et le vélo!
Ci dessous, à gauche, le lieu du crime quelques jour plus tard: la mare est presque asséchée. Dommage que Nicolas n’ai pas patienté jusque là!

Pierre accomplit plusieurs travaux de ciment et construit une cage de luxe pour les canetons! C’est un véritable élevage, deux portées qui se suivent avec plus d’une douzaine de bébés canards à chaque fois. Trop mignon!

Chacun s’occupe comme il en a envie: Sophie teste ses jouets de Noel au bord de la rivière:

Pierre apprend à Dominique à jongler avec des balles qu’ils ont fabriqués avec des ballons de baudruches et du sable (merci les colos!)

Timothée, dit “Chocolate” quand à lui préfère jouer avec les chiots:

Felix encore trop petit pour pédaler tout seul a trouvé un chauffeur:

Les deux semaines touchent à leur fin, il n’est pas évident de poser les mots pour partager les émotions d’une expérience aussi riche et intense.

Au delà des sourires et des échanges si gratifiants avec les enfants, il me semble important de dire aussi que ces enfants ne sont pas toujours des anges, comme n’importe quel enfant qui a vécu des choses difficiles (maltraitance, abus sexuel, abandon, déficience, maladie…).
Les conditions de vie sont aussi très rudimentaires et contrastent de manière importante avec nos notions occidentales d’hygiène, de confort, de prendre soin, etc.

Sabine a effectivement beaucoup à faire pour s’occuper de cette grande famille, ce qui nécessite de prioriser les choses, surtout quand on est quasiment seule pour effectuer ces tâches. Et parfois, même les choses qui paraissent urgentes doivent patienter.

Par exemple, nous avons essayer de faire comprendre aux enfants l’importance de ne pas jeter les déchets partout. Mais là où se situe l’orphelinat il n’existe pas de collecte de déchets. Tous les déchets sont rassemblés à quelques mètres de la maison, en attendant d’être brulés. Sauf que lorsque l’attente est trop longue, le vent, les chiens, chats, poulets, canards et enfants piétinent les déchets qui se repartissent alors partout autour de la maison. Difficile dans ces conditions de faire utiliser les poubelles.

En tout cas, les enfants ont une vraie chance d’avoir été recueillis par Sabine, ils sont en sécurité, en bonne santé, mangent à leur faim, et à en juger par leurs sourires ont vraiment l’air heureux!

Cette rencontre avec les enfants et Sabine est à n’en pas douter parmi les souvenirs forts de notre voyage.

Rendez-vous en terre inconnue avec les Birmans

Nous quittons Ayuthaya, au petit matin du samedi 15 décembre 2012, direction Mae Sot, une petite ville au Nord Ouest de la Thaïlande, à quelques pas de la frontière birmane. En chemin nous traversons plusieurs barrages policiers qui vérifient que les papiers d’identités des passagers sont en règles. Nous atteignons Mae Sot peu avant le coucher du soleil.

Nous rencontrons un chauffeur de taxi sympathique qui téléphone à l’orphelinat pour se faire indiquer la route, et nous dépose sans détour. En effet, plus que satisfaits par nos précédentes expériences en Woofing (la ferme de chèvres au Chili) et avec HelpX (dans une famille en Australie), nous avons choisi d’être volontaires pour deux semaines dans un orphelinat.

Mais avant de raconter à proprement parlé cette expérience, quelques mots sur la situation particulière de la ville de Mae Sot s’imposent. J’imagine que la situation est sans doute similaire dans tous les lieux proches de zones frontalières de “conflits”, mais c’est pour ma part ma première expérience en la matière.

Comme nous le raconterons un peu plus tard, nous pouvons, depuis Mae Sot, traverser à pied le pont de l’amitié et fouler le sol birman, cette proximité confère donc une ambiance toute particulière à Mae Sot.

La situation en Birmanie est assez complexe, et même en échangeant quotidiennement avec Sabine, la responsable de l’orphelinat, beaucoup de choses nous échappent.

En Birmanie (ou Myanmar, on ne sait pas trop quel nom il convient d’adopter), la dictature qui sévit a poussé de nombreux birmans à quitter le pays pour se réfugier en Thaïlande. La répression est omniprésente, comme l’attestent d’anciens prisonniers politiques birmans. Pierre les a rencontrés lors de la visite de leurs expositions qui dénonce, à l’aide de plusieurs documents et de témoignages, le climat insupportable : arrestations de tous les birmans engagés dans un mouvement politique d’opposition, répression de certaines ethnies, détentions dans des conditions inhumaines, actes de tortures, disparitions …

La plupart des réfugiés n’ont pas de papiers, ou alors de simples “titres” qui leurs permettent de résider pour un temps donné dans une région bien précise de la Thaïlande. Il semble exister certains arrangements entre la police locale et les réfugiés, notamment avec les réfugiés qui travaillent dans les usines. En revanche c’est plutôt tolérance zéro avec la police de Bangkok. L’ambiance est donc toute particulière, car la vie semble à la fois suivre son cours, et en même temps reste liée au rythme des annonces (effectives ou pas) de l’arrivée de la police de Bangkok.

Sabine et son mari nous déconseillerons certains chemins une fois la nuit tombée, car les réfugiés se cachent dans la campagne, et rencontrent parfois des “policiers” sans uniforme pas des plus sympathiques. Sur les routes principales, il n’est pas rare de voir des barrages mobiles de police.

Au delà de ces “détails”, la vie continue. Les adultes peuvent travailler dans les nombreuses usines qui fabriquent différents objets (tasse, tongs, habits, etc.) et les enfants birmans sont plutôt bien acceptés dans les écoles. Ils sont mêmes majoritaires à Mae Sot. La transition doit être assez difficile pour eux, car on y parle le thai, une langue bien différente de la leur, et que bien souvent ils ne connaissent pas. Ils apprennent également l’anglais. Le plus souvent les écoles gratuites sont des écoles catholiques. Les enfants ont donc des prières et des cours de catéchisme, plus ou moins intenses selon les écoles (certains jusqu’à 1h par jour). Si l’école est gratuite, il est tout de même nécessaire d’acheter un uniforme et la tenue de sport, ce qui, suivant le nombre d’enfants scolarisés peut représenter un certain coût.

La situation en Birmanie semble toutefois évoluer dans le bon sens, avec la libération d’ Aung San Suu Kyi et son élection en tant que députée en avril 2012. C’est vraiment particulier de sentir aussi proche de soi une situation relatée dans les journaux.

Nous avons passé beaucoup de temps à l’orphelinat, et n’avons pas vraiment eu le temps de visiter la ville de Mae Sot, mis à part les marchés. Mae sot possède un marché couvert, plus ou moins intéressant selon ce qu’on cherche, et une multitudes d’échoppes ou de magasins proposant tout ce dont on peut avoir besoin.

Nous retiendrons le magasin d’oeufs, qui vend uniquement des oeufs:

Et les vendeurs d’anguilles de toutes sortes:

Très peu de photos pour cet article, mais je me rattrape dans l’article suivant, promis!

Ayutahya, la ville aux mille temples

Ayuthaya est seulement à deux heures de train de Bangkok. C’est vraiment un mode de transport agréable, d’une part parce qu’on est pas soumis au stress de la conduite des chauffeurs parfois un peu trop intrépides, et d’autre part parce qu’on voyage avec les locaux, qui sont vraiment sympas. Le paysage est aussi souvent plus agréable que celui de l’autoroute.

A la sortie de la gare, nous empruntons une petite embarcation pour traverser le fleuve qui encercle le centre ville d’Ayuthaya. Après avoir trouvé un hôtel, nous retrouvons Sigrid, la soeur d’un de nos amis belges ;-), qui voyage aussi en Thaïlande.

Nous décidons de partir ensemble le lendemain à la découverte des nombreux temples. Les sites étant un peu éloignés les uns des autres, nous optons pour la location de vélos.

Bien qu’il existe un billet d’entrée global pour tous les temples (assez cher), nous optons, sur les conseils de notre loueuse de vélo de choisir au cas par cas, car tous les temples ne sont pas payants, et parfois, l’accès gratuit au jardin autour du temple est suffisant.

Ayuthaya a été fondée en 1350. Elle a été longtemps considérée par certains comme la plus belle ville du monde et comme la capitale du royaume de Siam. Pillée par les armées birmanes, la ville fut détruite en 1767, tandis que Bangkok devenait la “nouvelle” capitale. Le département des Beaux-Arts entreprit la restauration du site dans les années 1950. Lors d’une visite en 1955, le premier ministre birman fit un don pour la restauration de certains temples, en réparation des pillages 200 ans plus tôt. Ayuthaya est inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco depuis 1991.

Nous commençons notre visite par le temple Mahathat, dont l’élément le plus célèbre est une tête de Bouddha entrelacée dans les racines d’un arbre. Personne ne sait comment elle s’est retrouvée là.

Les temples sont plus ou moins bien conservés et/ou restaurés, et parfois, il faut pas mal d’imagination pour se rappeler la suprématie de ces lieux:

Nous sommes parfois dubitatifs quant aux significations de certains symboles, comme ce “champ” de coqs, peut être est ce en lien avec l’adoration sans limite que certains thaïlandais vouent à l’animal?

Les visiteurs peuvent participer à la rénovation des temples en achetant par exemple des feuilles d’or qu’ils peuvent directement appliqués sur ce Bouddha couché:

Au temple Sri Sanphet, la rénovation de quelques éléments permet de se rendre compte de l’importance passée de ces lieux.

Avant la pause déjeuner nous visitons encore le Wihan Mongkol:

Après une petite soupe tradionnelle, nous goûtons le roti sai mai, un dessert musulman composé d’une crêpe et de fils de sucre de canne.

Bon, pour moi, ça ne vaut pas un bon roti banana-chocolate! Mais la cuisson de la crêpe vaut le coup d’oeil! En effet, la femme dépose directement la pâte qu’elle tient à même la main sur la plaque chauffante. Lorsque la pâte cuit, elle se sépare presque par magie du reste de la pâte qu’elle tient dans sa main.

Cette petite pause (très) sucrée nous donne de l’énergie pour poursuivre notre visite jusqu’à Lokayasutha, un Bouddha couché immense vêtue d’un drap.

Le site de Chiwattanaram est notre dernier arrêt pour cette journée. Il est en rénovation, donc on ne peut pas pénétrer à l’intérieur de l’enceinte, mais il y a peu de monde et la vue est agréable.

Le soleil se couche déjà, une dernière photo et on se presse de rentrer, car rouler de nuit en vélo en Thailande n’est pas toujours chose aisée.

Sur le chemin du retour, nous passons par hasard devant le Ratchaburana qui est illuminé:

Sigrid quitte déjà Ayutahya ce soir par le train de nuit pour Chiang Mai! Elle pourra nous faire part de ces bons plans 😉 car nous y passerons quelques jours un peu plus tard!

Le lendemain, tandis que je reste flemmarder, Pierre se motive pour visiter un dernier temple, le Wat Yai Chaimongkol:

L’après midi, nous nous mettons en quête de quelques livres pour enfants en anglais, ce qui ne court pas les rues. En effet, notre prochaine étape nous mène à Mae Sot, au Nord ouest de la Thaïlande. Après nos expériences très positives au Chili et en Australie, nous nous sommes portés volontaires pour 2 semaines dans un orphelinat. Tous les enfants apprennent l’anglais à l’école, mais les livres en anglais sont encore plus rare à Mae Sot qu’à Ayuthaya!

A l’image de la gentillesse des thaïlandais, la femme qui tient notre hôtel nous offres cinq bandes dessinées qui raconte l’histoire d’une des princesses de Thaïlande, mais bon, comme c’est écrit en thaï, on est sur de rien!

Nous partons donc le lendemain en direction de Mae Sot.

Bangkok II, le retour

Après en avoir pris plein la vue sur les plages plus paradisiaques les unes que les autres, nous retournons dans le tumulte de la capitale thaïlandaise le dimanche 9 décembre 2012.

Nous arrivons à Bangkok à 5h du matin, avec Emma et Lilian, un couple de français rencontré à Koh Tao. Bien que notre bus soit très “visuel” comme l’atteste la photo qui suit, la nuit a été assez inconfortable, dans un bus bondé et pas très bien entretenu. Le voyage est ponctué de plusieurs arrêts douteux, des demi-tours, les portes des soutes s’ouvrent et se ferment… Bref on est pas rassuré car le Lonely indique de nombreux vols sur cette ligne de bus touristique, le personnel forçant les cadenas des bagages pendant la nuit. Mais tout semble en ordre à l’arrivée.

Pendant deux heures, nous errons dans le quartier de Khao San à la recherche d’un hôtel avec des chambres disponibles mais tout est complet, du moins pour notre budget.

L’ambiance est vraiment particulière à cette heure très matinale, car de nombreuses personnes terminent leur soirées, dans un état d’ébriété plus ou moins avancé, accompagnées d’escorts girls ou de ladyboys.
Ce monde de la nuit cotoye alors les moines vêtus de leurs toges qui déambulent pieds nus, en file indienne, dans les rues. Une atmosphère “surréaliste”!

Après avoir éclusé toutes les petites adresses du quartier, nous décidons de laisser nos sacs dans un hôtel conseillé par Emma et Lilian. Nous partons nous balader en ville jusqu’à midi en espérant que des gens libéreront une chambre d’ici là.

C’est effectivement ce qui se produit, nous ne sommes pas mécontents de pouvoir nous reposer un peu. La pause est de courte durée car nous souhaitons profiter du marché flottant qui se tient uniquement le dimanche à une petite quinzaine de minutes en bus local. C’est en réalité un marché assez traditionnel, comme on peut en rencontrer partout, avec des stands dans la rue.

Néanmoins, on y trouve un restaurant flottant dont les cuisines sont constituées de petites embarcations:

Nous passons la soirée dans notre rue, qui s’anime encore un peu plus dès la nuit tombée:

Deux missions de la plus haute importance nous attendent en ce lundi:

Mission 1: récupérer nos passeports à l’ambassade du Vietnam

Nous passons un peu essoufflés la porte à 11h23, pour cause l’ambassade ferme à 11H30, comme dirait Florence Foresti, on est large! Nos passeports sont bien là, ça fait plaisir de les retrouver après 15 jours.
Par contre, le visa apposé nous accorde 28 jours au lieu des 30 prévus… sa validité s’arrête la veille de notre départ du Vietnam… selon l’ambassade pas de problème, il y aurait 5 jours de “tolérance”. On verra sur place si ça se confirme!
(PS: Catherine et Vincent, peut être qu’avant d’attaquer le trek au Népal faudra venir nous chercher au Vietnam 😉 )

Mission 2: récupérer les guides de voyage en poste restante

Bon, pour être honnête, j’étais tellement surprise que le colis soit là, que je me suis à peine émue qu’il soit un peu écrabouillé et rescotché. Erreur stratégique car le guide de l’Inde du Sud a été “égaré” dirons nous. En même temps, on voit pas bien ce qu’on aurait pu y faire, peut être remplir un formulaire, et encore… C’est un peu énervant, mais pas très grave en soi.

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Pierre! (fini les avantages jeunes actifs, la carte 12-25, et tout et tout!)
Pour fêter ça, nous allons au …. Mac Do!!! Pierre souffle ses 27 frites sur un double big mac :

C’est quand même notre resto à plus gros budget de Thaïlande!

Nous profitons de notre dernière journée à Bangkok pour renouveler un peu notre garde-robe. On ne manque pas de choix:

Ko Tao, ou le paradis sur Terre

Après plus d’une semaine dans le sud, il nous faut remonter vers Bangkok. Mais avant de rejoindre la capitale, nous nous sommes planifiés 4 jours relaxes sur Ko Tao, une toute petite île sur la côte est. Après de longues heures de navigation nous arrivons aux abords de l’île qui semble très sauvage.

Nous débarquons sur la plage principale de l’île qui parait plutôt sympa. (Il faudrait vraiment être difficile pour ne pas aimer!)

Nous sommes en plus, agréablement surpris d’y trouver plein de logements bon marché. Cependant, nous avons repéré une chambre d’hôte sur internet qui, apparemment, vaut le détour. Nous prenons notre courage à deux mains et marchons plus d’une heure, chargés de tous nos sacs, car l’endroit est excentré du village. En arrivant chez Uwe, nous ne regrettons pas nos efforts! C’est un allemand installé en Thaïlande depuis plusieurs années. Il a construit lui même sa maison et vit ici avec sa famille en complète autonomie : panneaux solaires pour l’électricité et système de désalinisation de l’eau de mer pour l’approvisionnement en eau…et tout cela situé à 10 m de la mer. Mais une photo vaut mieux qu’un long discours :

Et voici ce que ça donne vue de la mer :

Le must, c’est le petit escalier blanc permettant de descendre à la mer pour la baignade matinale:

Cet hébergement est vraiment notre coup de coeur, et tout ça pour 300 Baht (7€) la nuit! Si vous voulez aussi profiter de ce petit coin de paradis n’hésitez pas à contacter Uwe. Il est très accueillant et parle 4 ou 5 langues (dont le français). Il a également d’autres chambres plus grandes et plus confortables pour 400 et 500 Baht la nuit.

Sur la terrasse, un panneau solaire hors d’usage nous sert de table pour le petit dèj mais aussi pour contempler le coucher du soleil.

Nous rencontrons d’autres français qui logent chez Uwe et avec qui nous passons une première soirée sur l’île assez festive!

Le lendemain, je pars explorer l’île à pied. Je me rends à Cape Thian, spot réputé pour le snorkeling, en empruntant un chemin qui traverse l’île d’ouest en est. Après 1h30 de marche à travers la jungle je suis heureux d’atteindre la mer pour me rafraîchir un peu.

Le coin est en effet assez poissoneux.

Je croise quelques poissons assez flippants qui ressemblent à des petits barracudas.

Outre les poissons, les fond marins recèlent également de beaux coraux et bénitiers.

Le jour suivant je décide d’inaugurer pour la première fois mon brevet de plongée PADI et m’offre deux plongées. Les prix défient toute concurrence ici (20€ la plongée). Néanmoins le club de plongée est sérieux et sympathique. Nous nous rendons en bateau sur le premier site: “Mango bay”. Les pluies récentes ont troublées l’eau et nous voyons assez peu de poisson rares. Le second site “Twin rocks” est plus intéressant. Un des plongeur a une lampe qui nous permet d’observer des crevettes multicolores qui se cachent sous les rochers. Nous voyons aussi des raies à pois bleus, des poissons clown qui montent la garde devant leur anémone et plein d’autres merveilles dont je ne connais pas le nom.

Je n’ai pas de photos à vous montrer car mon appareil étanche ne résiste qu’à une profondeur maximum de 10 m. J’évite donc de l’emporter en plongée bouteille car on plonge à 15 m environ.

Nous profitons de notre dernier jour sur Ko Tao pour découvrir Nuang Yuan island. Cet archipel est situé au Nord-ouest de Ko Tao et est constitué de 3 petit îlots reliés entre eux par une simple bande de sable. Nous décidons de louer un kayak pour nous y rendre car c’est seulement à quelques centaines de mètres de Ko Tao. Une heure et quelques coups de rames plus tard nous débarquons sur ce petit archipel, en prenant soin de “garer” notre kayak dans un endroit bien caché à l’arrière de l’île et pas sur la plage principale. Cela nous évite d’avoir à payer une taxe prélevée par les propriétaires de l’île, et dont le montant nous parait abusif.

Un ponton en bois permet de faire le tour de l’île.

Un chemin qui se transforme peu à peu en escalier permet d’atteindre un point de vue, tout en haut d’une des 3 îles. De la haut, le panorama est de toute beauté.

J’essaye de pousser l’ascension encore plus haut, et j’apprends alors à mes dépends que les tongs ne sont pas adaptée à tout type d’activité, et en particulier l’escalade…Je m’entaille le pied sur 2 cm en “ripant” sur un rocher. Finalement, j’ai de la chance que cela m’arrive aujourd’hui puisque c’est notre dernier jour à la mer, et demain, mon pied aura tout le loisir de guérir car nous passerons la journée dans le bus.

De retour en bas, notre coeur balance pour choisir sur quelle plage nous allons nous baigner, la gauche ou la droite? Finalement nous testerons les deux!

L’eau est très belle et même Géraldine se laisse tenter par une session de snorkeling.

Des poissons, toujours des poissons.

Mais aussi des “rince-bouteilles” multicolores qui se rétractent en un quart de seconde dès qu’il sentent notre présence trop proche.

Parfois, c’est plutôt nous qui avons peur, comme face à ce poisson très sûr de lui, qui ne bronche pas quand on l’approche.

Le retour en kayak est plus éprouvant peut être à cause du courant, ou de la fatigue, et nous arrivons tout juste avant la tombée de la nuit.

Demain, le retour à l’agitation de Bangkok va être difficile!